Premier jour
Image 12 sur 42 – 2e jour
Vue, depuis les Offices, sur le Corridoio Vasariano, qui les relie au Palazzo Pitti via le Ponte Vecchio.
Image 20 sur 42 – 3e jour
Sur la Piazza del Campo, quelques explications sur l’histoire de Sienne par Vincent Ramos.
Image 30 sur 42 – 4e jour
Vincent Ramos racontant la Divine Comédie de Dante dans le cloître de Santa Croce.
Image 31 sur 42 – 4e jour
Philippe Trivellato expliquant la symbolique des nombres dans l’architecture de la chapelle des Pazzi à Santa Croce.
Après un voyage en car qui s’est bien passé (quoique qu’un peu éprouvant, comme en attestent les cernes) nous sommes arrivés directement à Florence pour les premières visites. Nous avons commencé par l’église Santa Maria Del Fiore, avons poursuivi par le Ponte Vecchio puis avons mangé dans un petit restaurant un risotto à la florentine.
Le Palazzo Vecchio nous a ensuite ouvert ses portes pour nous faire découvrir la Renaissance dans toute sa splendeur, laquelle nous a pour le moins été confirmée par la visite assez exceptionnelle de la chapelle du Palazzo Medici Riccardi. Les élèves ont ainsi découvert de visu ce qu’a été la Renaissance, dans ses implications artistiques, intellectuelles et humaines.
Le retour en car s’est déroulé dans un calme notable (voire une torpeur remarquable) dont attestent les images ci-jointes de quelques chérubins endormis.
Une petite déconvenue, cependant : il n’y a pas de connexion à Internet à l’hôtel, d’où le petit délai pour vous transmettre ces quelques mots. À l’heure où nous écrivons ce texte, les enfants sont couchés et dorment du sommeil des braves. De nouvelles découvertes les attendent demain (c’est-à-dire aujourd’hui).
Deuxième jour
Une journée bien chargée : le couvent San Marco (repaire de Fra Angelico et Savonarole), le Cenacolo de Sant’ Apollonia (et ses fresques d’Andrea Del Castagno) et la galerie de l’Accademia avec son David de Michel-Ange. L’après-midi, les Offices ont fini de nous emplir les yeux de merveilles et les jambes de fatigue. Les fresques ont été l’occasion d’apprendre comment on peint a fresco, d’approfondir leurs connaissances historiques (la période de Savonarole, les questions religieuses et politiques liées) et artistiques (quelques thèmes religieux comme les scènes d’Anonciation, les idéaux néo-platoniciens, l’art de Michel-Ange, de Léonard de Vinci et de Botticelli…).
Enfin, Internet est maintenant accessible depuis l’hôtel et les conditions générales d’hébergement sont devenues acceptables. Demain, nous espérons trouver le temps de faire écrire quelques mots aux enfants (trop fatigués ce soir pour autre chose qu’une nuit de sommeil bien méritée). J’en profite au passage pour dire qu’ils ont été félicités de leur concentration tout au long de cette journée riche et épuisante, tant pour l’esprit que pour le corps. Bien que les thèmes abordés et les conditions (une heure vingt d’attente aux Offices, des salles bondées…) n’aient pas été faciles pour eux, ils ont su faire preuve d’une capacité d’écoute qui mérite d’être signalée.
Troisième jour
Nous avons consacré cette journée à San Gimignano et Sienne, deux cités médiévales dont la découverte s’est faite en douceur, afin que les enfants puissent s’approprier les lieux par eux-mêmes après quelques explications de circonstances. Les visites ont aussi été l’occasion de s’émerveiller des paysages toscans que nous avions pu voir indirectement dans les tableaux de la Renaissance. Le soleil ayant été au rendez-vous, tout cela n’en a été que plus frappant.
Pendant la journée, des élèves ont écrit quelques textes que voici.
Gaëtan Bigerelle
Clémence Pellet
Marine Sanguinède
Alexia Lafraise
Arnaud Riff
Quatrième jour
Le matin, nous avons profité du panorama offert par la Piazza Michelangelo pour admirer et photographier Florence avant de nous rendre à l’église romane de San Miniato, qui a été l’occasion d’apprendre à déchiffrer quelques symboles byzantins ainsi que l’imagerie traditionnelle d’avant la renaissance (lecture d’image de la coupole et des dallages). L’analyse architecturale d’une chapelle Renaissance a été l’occasion de s’initier à la symbolique des nombres.
Après le repas de midi, c’est dans la basilique Santa Croce que nous avons achevé les visites proprement dites, par un cours de latin en direct consacré à la lecture d’inscriptions latines sur les tombeaux de Michel-Ange, de Galilée et de Machiavel ainsi qu’à celle du cénotaphe de Dante, dont on a expliqué aux enfants la portée de la principale œuvre, la Divine comédie. Enfin, nous avons conclu par le crucifix de Cimabue, dont on considère, en histoire des arts, que c’est la première œuvre d’art occidentale du Moyen-Âge exprimant des sentiments et des émotions personnelles et visant à une certaine forme de réalisme des expressions. C’est à la suite de Cimabue que l’art ne s’est plus cantonné à être un support symbolique religieux : cette œuvre marque ainsi le début de la pré-Renaissance.
Le reste de l’après-midi a été un temps libre pour tout le monde, moment propice aux achats et aux rédactions de cartes postales. Enfin, nous avons pris un dernier repas italien au restaurant Totò, moment de convivialité et de partage qui a été l’occasion pour les adultes d’être « officiellement » remerciés par des cadeaux de la part des élèves. Cela a été un geste très touchant pour nous, qui nous a confortés dans l’idée que nous nous sommes faits de ce voyage : celle qu’il a été, à tous points vue, une réussite complète et que nos objectifs ont été atteints.
Fin ? Non, pas exactement : sur la route, aux alentours de 23 heures, prétextant un arrêt technique, nous avons conduit les enfants, qui ne s’en doutaient pas 1, devant la tour de Pise, dernière suprise, de taille. Dans la nuit et le calme, elle a été l’occasion de conclure dignement ce beau séjour.
Je laisse (encore une fois…) Philippe Trivellato conclure :
Plein de rires ou plein de larmes, il n’est de plus beaux mercis que ceux qui se lisent dans vos yeux.
Collège de la petite Camargue





















































































2.1.2 [16017]