Premier jour : la Rome antique
En quelques mots : tout va bien. Le voyage s’est très bien déroulé et nous avons pu visiter tout ce qui était prévu, à savoir, au matin, les forums impériaux et la colonne trajane puis, après le repas dans un restaurant face au Colisée, le Colisée lui-même, la maison d’Auguste sur le Palatin (en latin, la Domus palatina, expression qui a donné le mot palais), moment qui nous a permis de contempler Rome de haut.
À la suite de cela, nous sommes redescendus sur le Forum Romanum, dont nous avons pu admirer :
─ les arcs de triomphe de Titus et Septime-Sévère ;
─ l’umbilicus, c’est-à-dire le « nombril » ou centre exact de Rome ;
─ la Curie (dont les portes étaient malheureusement closes) ;
─ la maison des Vestales ;
─ et cetera.
L’hôtel est au-delà de toute espérance : calme, beau, propre, doté de terrasses et donnant sur la mer, il nous a accueillis et nous permet d’utiliser son ordinateur. La connexion à internet étant très lente et l’ordinateur relativement ancien, nous ne pourrons mettre en ligne que quelques photos d’une qualité réduite. Les élèves transmettront dès demain des messages qu’ils auront eux-mêmes rédigés. Pour l’heure, ils dorment : la journée a été longue et riche et celle de demain ne sera pas non plus de tout repos.
Deuxième jour : le Vatican, les places et les fontaines de Rome
Après une nuit de sommeil réparatrice, c’est au Vatican que nous nous sommes rendus. La foule et le soleil étaient au rendez-vous. L’immensité de la basilique Saint-Pierre n’a pas laissé d’en surprendre plus d’un. Les émotions étaient elles aussi de la partie.
C’est devant le castel Sant’Angelo, mausolée de l’empereur humaniste Hadrien puis forteresse, prison et refuge papal, que nous avons consommé notre repas. La visite de ce monument labyrinthique 1 a elle aussi fait naître de vives réactions : de la terrasse supérieure de l’édifice, en effet, on peut contempler Rome d’un seul coup d’œil circulaire. Les coupoles du Panthéon et du Vatican se répondent harmonieusement, scandées par les toits que rythment les bras du Tibre.
Nous avons poursuivi par la piazza Navona, où chacun a pu se régaler d’une glace puis, par groupe, nous avons continué encore dans les pas d’Hadrien pour rendre visite à son Panthéon, métaphore autant de la voûte céleste que de l’œcuménisme dont les Romains de l’Antiquité étaient capables.
Il n’aurait pas été seyant de ne pas passer par la fontaine de Trévi : les élèves ont pu y jeter les pièces que la tradition exige. Nombreux sont ceux qui seront donc tenus de retourner à Rome pour ne pas faire mentir les eaux ornées par le Bernin.
Je laisse Gaëtan conclure : « Tutto va bene ».
Troisième jour : les catacombes de saint Sébastien et la via Appia
Une journée plus calme : en effet, la matinée a été consacrée à la visite de catacombes chrétiennes, lieux de sépulture des premiers chrétiens de Rome qui, l’inhumation à l’intérieur de la cité n’étant pas permise, enterraient leurs morts à l’extérieur des murs de la ville. Ensuite, nous avons parcouru quelque peu la célèbre via Appia, qui relie Rome à Capoue (entre autres) et avons pique-niqué à l’intérieur du parc que parcourt la voie, devant les ruines champêtres du cirque de Maxence, l’un des mieux conservés de la romanité occidentale.
Le long de l’antique voie, nous nous sommes arrêtés quelques instants au tombeau de Caecilia Metella, romaine à laquelle son époux avait offert un mausolée monumental.
Le reste de la journée s’est déroulé en car : il a fallu rejoindre Castellammare di Stabia, près de Naples, qui nous accueille pour le reste du séjour. Sur la route, le Vésuve, étrangement calme, s’est dévoilé… Nous le verrons de plus près demain.
Quatrième journée : le Vésuve et Paestum
Nous avons pu, lors de cette quatrième journée, accéder au plus près du Vésuve, volcan toujours actif responsable de la destruction — et dans le même mouvement de la conservation — des cités de Pompéi et Herculanum, que nous verrons demain. La visite, agrémentée des riches commentaires d’une guide-vulcanologue, s’est conclue par un trajet sur la circonférence du cratère. Ainsi, en constatant la présence de fumeroles, nous avons bien pris conscience du fait que la vivacité du volcan n’est pas un mythe. Activité physique et émotions fortes dans une même visite…
Après le pique-nique, c’est à la cité gréco-italique de Paestum que nous nous sommes rendus. Cette ville fantôme — elle a en effet été abandonnée au début du Moyen-Âge parce que la malaria s’y était installée — a conservé (entre autres merveilles) trois majestueux temples grecs doriques, dans un décor encore préservé, loin des grands axes. La promenade à travers la cité d’abord grecque puis lucanienne (peuple italique « cousin » des Romains) et enfin romaine, dans un cadre naturel et presque sauvage a trouvé son point d’orgue dans la visite du musée, qui renferme la splendide tombe dite du plongeur, éloge d’un passage vers un au-delà rassurant et accueillant.
Les élèves, au cours du retour en car, m’ont transmis les messages qui suivent à mettre en ligne.
Nous avons passé une formidable journée ! Le matin, nous sommes montés au Vésuve. C’est très impressionnant. L’après-midi, nous sommes allés à Paestum, ville où nous avons pu voir des temples grecs. Ensuite, nous sommes allés au musée de Paestum. Nous avons pu observer une fresque (splendide).
L’Italie est un pays magnifique et j’espère qu’un jour j’y retournerai car je n’en ai pas tout vu ! Et j’espère tout voir.
Ici tout va bien. Les visites sont passionnantes et on s’amuse bien.
Gros bisous et à samedi.
Gros bisous à notre famille et aux 3e C.
Les catacombes sont des cimetières souterrains construits par les Romains chrétiens. Cela nous a aussi impressionnés car il y avait de petites galeries avec, sur les côtés, des trous pour mettre les corps.
Ce voyage est vraiment super.
Cinquième journée : Herculanum, la villa Oplontis et Pompéi
La dernière journée a été consacrée aux sites ensevelis par le Vésuve lors de l’éruption de 79 : nous avons pu visiter Herculanum le matin puis, en prenant la ligne de train de la Circumvesuviana, la villa Oplontis en fin de matinée et Pompéi dans l’après-midi. Enfin, c’est au restaurant que nous avons conclu ce voyage avant de reprendre la route pour Lansargues.
En guise de conclusion, laissons M. Trivellato s’exprimer :
J’avais conçu « Épanadiplose » comme le dernier projet que je réaliserais au collège de Lansargues, d’où probablement son exceptionnelle dimension ; l’heure du départ approche mais l’échéance me laisse encore le temps de vous saluer, en vous donnant rendez-vous l’année prochaine, pour de nouvelles aventures, dans le cadre, par exemple, du projet « ri-sorgere ».
Merci à tout ceux qui me font confiance, aux parents qui m’encouragent, aux enfants pour toutes les satisfactions qu’ils m’apportent, merci à toute « mon équipe » pour sa grande efficacité et sa très rare générosité.
Collège de la petite Camargue





































2.1.2 [16017]