Les corrigés proposés sont accompagnés de commentaires d’une couleur différente dans le texte.
Sujet d’histoire : La politique antisémite en Allemagne des premières mesures à l’extermination.
Deux précisions concernant le sujet : il ne s’agit pas de traiter un sujet général sur l’Allemagne nazie mais d’étudier un domaine bien précis, celui de l’attitude des nazis face à ce qu’ils considéraient comme le « problème juif ». Le sujet nécessite de faire appel à des connaissances tirées de deux leçons différentes : celle sur l’Allemagne nazie d’une part et celle sur la seconde guerre mondiale d’autre part.
Le plus simple est donc de traiter ce sujet de façon chronologique : une première partie présente la politique antisémite nazie de l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933 au déclenchement de la guerre. Une seconde partie expose les évolutions de 1939 à 1945.
(Le corrigé proposé est plus détaillé qu’un sujet rédigé par un élève de troisième.)
Une phase d’introduction présente le sujet.
En 1933, Adolf Hitler, chef du parti nazi, devient chancelier en Allemagne. Douze ans plus tard, en 1945, le régime nazi, qui a entraîné le monde dans une nouvelle guerre, est responsable de l’extermination de millions de Juifs en Europe.
Ceci amène à poser une question soulevée par le sujet (on peut la formuler de différentes façons).
Comment expliquer que le régime nazi ait pu mettre en place une telle politique ?
Première partie.
Dès son arrivée au pouvoir en 1933, Hitler met en application ses idées exprimées dans son livre Mein Kampf : il existe selon lui une inégalité des races et les Juifs représentent la race inférieure qui risque d’enlever aux Allemands (race aryenne) sa pureté. Pour les nazis, il faut isoler les Juifs des Allemands ; le racisme et l’antisémitisme sont inculqués dès le plus jeune âge (voir doc. 2) et la population allemande fanatisée. Les Juifs subissent des brimades, sont victimes des lois de Nuremberg en 1935, qui leur retirent la nationalité allemande, et sont les victimes de pogroms comme celui de la nuit de cristal en 1938. De nombreux Juifs fuient l’Allemagne et certains sont envoyés dans les premiers camps de concentration.
Deuxième partie.
La politique antisémite des nazis se transforme au cours de la seconde guerre mondiale.
Dans les pays occupés par l’Allemagne, les Juifs sont pourchassés. À l’est, ils sont regroupés dans des ghettos comme celui de Varsovie ou exécutés par milliers (shoah par balles). En janvier 1942, à la conférence de Wannsee, les nazis décident l’élimination systématique des Juifs d’Europe : c’est la « solution finale ». Les Juifs sont envoyés dans des camps d’extermination situés souvent en Pologne comme celui d’Auschwitz. Dans ces camps, les enfants, les femmes et la majorité des hommes sont rapidement tués dans des chambres à gaz puis les corps sont brûlés dans des fours crématoires. Les conditions de vie des survivants sont abominables. Six millions de Juifs sont victimes de ce génocide.
Conclusion.
Par l’endoctrinement de la population allemande et le fanatisme, les nazis sont arrivés à mettre en pratique leur théorie raciale. L’élimination des Juifs s’imposait pour préserver la prétendue pureté de la race aryenne. Cette idée a provoqué le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité.
Sujet d’éducation civique : le citoyen français, ses droits, ses devoirs et ses moyens d’action.
Le plan à suivre est imposé par l’énoncé du sujet : on doit décrire les droits du citoyen avant de parler de ses devoirs puis des différents moyens d’actions (plusieurs combinaisons sont possibles : lier droits et devoirs, les séparer… C’est un choix personnel). En introduction, il est conseillé de définir la notion de citoyen en France sans entrer dans les détails.
Introduction.
En France, le citoyen est une personne disposant de la nationalité française. Celle-ci peut s’obtenir dès la naissance ou au cours de l’existence. Quel rôle joue le citoyen dans la société française ? Il convient de décrire dans un premier temps les droits liés à la citoyenneté avant de présenter les devoirs et les moyens d’action que possède chaque citoyen.
Première partie.
Être citoyen permet d’exercer certains droits. On peut classer ces droits en différentes catégories :
─ Les droits politiques sont le droit de vote ou le droit de se présenter à une élection ;
─ les droits civils protègent la vie privée du citoyen, lui permettent de se déplacer, de s’exprimer librement. Ces droits sont la conséquence immédiate des libertés dont dispose la population française ;
─ les citoyens français disposent enfin de droits sociaux comme le droit à l’éducation, à la santé, à un revenu minimum. ces droits ont été largement renforcés depuis 1945.
Deuxième partie.
Le citoyen a également des obligations.
Les premiers devoirs du citoyen sont envers l’Etat : respecter les lois, payer ses impôts, se faire recenser.
Le citoyen a aussi des devoirs envers les autres et doit faire preuve de civisme au quotidien, ce qui permet de vivre ensemble en respectant les autres.
Le citoyen peut enfin agir par différents moyens et devenir un véritable acteur de la société : il peut devenir membre d’un parti politique ou adhérer à un syndicat, il peut aussi créer, intégrer ou soutenir une association afin de faire preuve de solidarité (comme les Restos du cœur).
Conclusion.
Par les droits qu’il exerce, les devoirs qu’il respecte et ses moyens d’actions, le citoyen permet à la démocratie de fonctionner même si le système n’est pas parfait (existence de citoyens de « deuxième catégorie » comme les SDF). C’est un privilège que nous envient de nombreux peuples dans le monde (l’Égypte ou la Libye, par exemple).
Collège de la petite Camargue

2.1.2 [16017]