Collège de la petite Camargue

Présentation de Valérie Ruiz, artiste en résidence

Valérie Ruiz est une artiste plasticienne en résidence au collège de la petite Camargue pendant trois mois. Le 22 janvier 2008, elle a présenté son travail dans la cour de récréation.

Valérie Ruiz est chaque jour au collège et elle peut recevoir, en salle T4, les élèves et adultes du collège désireux d’échanger avec elle.

« Il est des œuvres mesurées et construites, inscrites dans des territoires aux limites strictes selon des règles longuement délibérées, protocolaires parfois, et rigoureusement suivies. Il en est d’autres portées et emportées par l’urgence, s’inscrivant fébrilement dans un hors-limites où les rencontres ont la violence des accidents et les voisinages une ampleur de grand large. Les unes et les autres peuvent par ces cheminements opposés aborder paradoxalement aux mêmes rivages de dérèglements et d’effusion ou d’ordonnancement manifeste. C’est que l’ordre apparent peut recéler un désordre caché et le désordre visible héberger un ordre contenu.

L’œuvre polymorphe de Valérie Ruiz ressortit à cette seconde famille. Peinture, vidéo, installation, performance, théâtre, communication… sont les véhicules les plus fréquents de son accomplissement. Elle constitue dans un désordre à la mesure de l’excès (excès de soi et des autres ; excès de la relation ; volonté et demande de partage et de possession des valeurs d’échange… Parler à tous. Être le mythe éternel autant que la minute aussitôt passée), une œuvre chorale à la recherche de traces de présence, celles de l’absence, celles du multiple qui est en nous comme en tous les autres, multitude fraternelle enfouie sous le nombre, figures en attente d’une question, d’un regard, d’une altercation.

Valérie Ruiz fait ce travail d’extraction et d’attraction en une étrange mixtion de pudeur et de violence, d’énergie insensée et d’approche sensible. Ce goût de la dépense, égotisme et altérité mêlés, l’a conduite sur des scènes diverses, dans des hôpitaux, loin de Mulhouse à Bakou, à Shanghai, à Belgrade ; l’a fait dialoguer et créer avec des écrivains, des metteurs en scènes, des patients impatients, des danseurs, les publics les plus variés ; l’a établie dans des musées, des Kunsthalle, des théâtres, et des lieux incertains où se joue soudain une rencontre et une grâce… »

Présentation par François Barré (mars 2007)

Post-scriptum

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