Collège de la petite Camargue

Présentation du B2i

Sommaire

Finalité du B2iModalités d’obtentionModalités de validation des compétencesEnseignantsQuestion de communication

« Le brevet informatique et internet est une attestation qui comporte trois niveaux de maîtrise des technologies de l’information et de la communication. Le niveau école atteste l’acquisition de connaissances, capacités et attitudes que les élèves doivent maîtriser à l’issue de l’école primaire. Le niveau collège atteste l’acquisition des connaissances, capacités et attitudes que les élèves doivent maîtriser à l’issue de leur scolarité au collège. 1 »

À l’issue du collège, les élèves doivent avoir validé le niveau 2. À partir de 2007/2008, la validation du B2i est obligatoire pour l’obtention du brevet des collèges. Les élèves de 3e sont donc particulièrement concernés.

^Finalité du B2i

─ Ce n’est pas un examen ;
─ ce n’est pas un moyen d’enseigner l’informatique : les professeurs de technologie dispensent certes des cours consacrés, entre autres, à l’informatique mais ne traitent pas tous les domaines. La validation du B2i n’exige cependant de leur part ni de celle d’aucun enseignant de suppléer à des cours d’informatique ;
─ le B2i vise à amener l’élève à utiliser les technologies de l’information et de la communication (maintenant « Tic ») dans toutes les disciplines et permettre aux enseignants de constater les capacités des élèves afin qu’ils puissent valider une ou plusieurs des 29 compétences requises, au cas par cas, tout au long de la scolarité au collège ;
─ chaque validation ne peut se faire qu’après une demande justifiée par un élève au moyen d’une interface spécifiques (Gibii).

Le B2i propose donc une vision principalement utilitariste des Tic : les élèves doivent savoir les utiliser et non pas en connaître la théorie. Le but est, entre autres, de combler la fracture informatique, le tout dans l’optique du socle commun des connaissances (dont l’un des objets est la « maîtrise » des techniques usuelles de l’information et de la communication).

Bien noter que, dans trois ans à la date de rédaction de cet article, le B2i de niveau 3 sera aussi nécessaire pour l’obtention du baccalauréat.

^Modalités d’obtention

─ Au final, 80% des compétences doivent être validées à l’issue du collège ; dans chacun des cinq domaines de compétences, un minimum de 50% de validation doit être atteint ;
─ les compétences validées par le logiciel Gibii le sont définitivement, même en cas de déménagement de l’élève : les données sont stockées sur un même serveur et peuvent être transférées d’un établissement à l’autre. Si la validation n’a pas été obtenue par Gibii, le livret de compétence signé par l’établissement de départ peut fournir la preuve des compétences validées ;
─ en cas de non-validation mais obtention du brevet par les autres matières, le brevet ne devrait, en théorie, pas être délivré 2. Dans ce cas, une commission se réunit et peut faire preuve d’une certaine indulgence au cas par cas, solution qui devrait être provisoire ;
─ une compétence validée dans un niveau (6e, 5e, 4e, etc.) l’est définitivement sauf si l’élève se montre, plus tard, incapable de continuer à la mettre en œuvre : on peut donc « dévalider » une compétence.

^Modalités de validation des compétences

─ Les élèves comme les membres du personnel utilisent le logiciel Gibii, accessible depuis le site web du collège en bas de n’importe quelle page. On s’identifie de la manière usuelle ;
─ l’élève connecté a sous les yeux la liste des compétences ; il demande la validation d’une d’entre elles en la cochant puis en cliquant sur le bouton « Envoyer ». Se présente alors une boîte de saisie de texte dans laquelle il justifie sa requête ; il clique de nouveau sur « Envoyer » ;
─ le (ou les) enseignant susceptible de valider la requête envoyée par l’élève décide ou non de valider : il peut refuser si, par exemple, il avait prévu un autre moyen d’évaluation ou si la justification invoquée n’est pas probante ; quand il se connecte à Gibii, l’enseignant est informé des demandes en cours ;
─ un enseignant ne peut pas valider une compétence sans que l’élève ne l’ait demandée. L’administrateur de Gibii le peut, cependant, au cas par cas. Dans les faits, donc, les élèves doivent adopter une démarche autonome et active. Sans cela, ils ne pourront pas valider le B2i.

^Enseignants

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Ressources pour intégrer le B2i aux pratiques pédagogiques

─ Les enseignants (en théorie tous les membres du personnel) doivent se connecter à Gibii pour indiquer les compétences qu’ils peuvent valider : ce sont celles qu’ils sont capables d’évaluer et qu’ils sont susceptibles d’exiger de leurs élèves ;
─ une fois cette première phase accomplie, ils se connectent régulièrement à Gibii pour vérifier les éventuelles demandes d’élèves et les traiter.

^Question de communication

Lorsqu’une demande de validation est refusée par un enseignant, celui-ci doit indiquer les raisons de son refus. L’élève ne peut cependant ni répondre par Gibii ni demander de nouveau la validation de cet item.

L’enseignant peut, dans son refus, indiquer la marche à suivre pour donner une meilleure justification, poser des questions, donner un exercice à faire, etc. Pour lui répondre, l’élève peut se servir de la messagerie du collège puisque tous les élèves et tous les enseignants y disposent d’une boîte aux lettres. Cela permet de continuer le dialogue sans pour autant fournir une adresse privée. Consultez la documentation de la messagerie pour d’autres détails, en gardant bien en tête qu’elle ne permet la communication qu’avec les membres du collège.

Post-scriptum

Cet article est issu de notes prises pendant le stage d’établissement du 13 décembre 2007 consacré à ce sujet. Le fichier d’adresses pour des ressources permettant d’intégrer le B2i aux pratiques pédagogiques a été fourni par le formateur, Jean-Jacques Calliet.

Notes

1.    Bulletin officiel MENE0601490A du 20 juillet 2006.

2.   Dans certaines sections de l’enseignement professionnel, le B2i est requis, du reste.



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